Pierre Rigal

compagnie dernière minute

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le 19 juillet 2013 dans 8 pays.

Bataille

dimanche 16 mars 2014, par dragon

- Production Compagnie Onstap, compagnie dernière minute
- Coproduction SACD, Festival d’Avignon, ARCADI Île-de-France, Parc de la Villette (WIP)
- Avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Région Midi Pyrénées, la Scène nationale de Cavaillon, le Centre Chorégraphique national de Roubaix Nord-Pas de Calais / Carolyn Carlson et le CENTQUATRE - Paris.
- Résidence de création à la Ferme du Buisson - scène nationale de Marne-la-Vallée, La Brèche / Pôle National des Arts du Cirque / Cherbourg-Octeville et Tandem, scène nationale Arras-Douai

La compagnie ONSTAP reçoit le soutien de la DRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Conseil Général du Vaucluse et de la ville d’Avignon.

La compagnie dernière minute est subventionnée au titre de l’aide au conventionnement par le Ministère de la Culture et de la Communication / Préfecture de la région Midi-Pyrénées, la Région Midi-Pyrénées et la Ville de Toulouse.

Bataille est une confrontation entre deux acteurs physiques : d’une part Hassan Razak, spécialiste de percussion corporelle et d’autre part Pierre Cartonnet, spécialiste d’acrobatie.
Cette confrontation est une bataille complexe, paradoxale et ambigüe. Est-ce une danse réaliste ou une bagarre chorégraphique ? Est-ce un contrat accepté par les deux parties ou une violence unilatérale ? Est-ce un jeu de dupe ? La violence est-elle subie ou consentie ? Masochiste ou sadique ?
Cette bataille joue avec les oppositions : le dedans et le dehors de la narration, l’alternance de l’humour et de l’angoisse ; l’aller-retour entre le réalisme et l’abstraction. L’ensemble de ces paradoxes souligne les relations antagonistes entre le Moi et son Inconscient, épisodiquement maître à bord de ce jeu d’illusions mutuelles.
C’est aussi deux relations au flux de la vie qui se confrontent ce qui provoque inévitablement déceptions, violences, jouissances, dominations, soumissions, extases...
Georges Bataille, qui donne son titre à cette pièce, n’est plus très loin. Il écrivait : « J’ai perdu la foi dans un éclat de rire » ou encore « Tout était faux, jusqu’à ma souffrance. J’ai recommencé à pleurer tant que je pus : mes sanglots n’avaient ni queue, ni tête. » C’est dans cette ambivalence permanente que la pièce place son équilibre chancelant entre espoir et désillusion.
La percussion corporelle, vocabulaire chorégraphique étudié dans toutes ses variantes, devient l’agrès sur lequel la mise en scène des pulsions de vie, de mort et de violence va pouvoir s’appuyer.
 
Pierre Rigal, juin 2013

« La frappe fracasse le silence en mille éclats.
L’uppercut de l’ennemi invisible fait mouche.
Le plaisir de la douleur survolte la carcasse.
L’ennemi invisible m’est très familier. Il me ressemble.
Contre lui le combat est perdu d’avance.
Mais la victoire n’est pas l’objectif avouable. L’échec sera meilleur.
La volonté de chance n’est pas drôle.
Ce qui est drôle c’est l’infortune.
La richesse c’est l’héroïsme du ratage.
L’image bizarre de la perfection me poursuit au galop.
Lorsqu’elle me double, je perds la cadence.
Je la laisse filer. Et je cours derrière elle avec les anges qui se moquent de moi.
Ils me font rire. Je suis essoufflé et ridicule. »
Pierre Rigal


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